F. passe en jugement mercredi pour... s'être défendu!
Petit récapitulatif. F. et plusieurs de ses amis ont eu à faire avec un mec, qu'on appellera C. apparemment en manque de provocations. Passant à leur proximité un soir de festival, il lance un "regarde moi ces têtes de gland". Une fille du groupe et F. lui demandent alors si ce compliment leur était destiné et quel était le problème. Niant avoir dit quoique ce soit les visants, et se sentant apparemment très vexé par cette "affront", C. s'énerve et lance quelques menaces, insultes à tendance racistes. F. lui demande alors de parler à la fille du groupe avec plus de respect. Une foule se rassemble autour de la dispute, certains, amis de C. appellent alors d'autres renforts... Oui, une fille de 43kg, un mec de deux têtes et 20kg de moins que lui avec 2-3 autres clampins derrière c'était déjà trop pour C. et son club de soutient, pourtant 4 fois plus nombreux. C., refusant de s'attaquer à "une fille" car considérée comme trop faible et sans importance, choisi de régler ses comptes avec... F., le plus petit du groupe! Admirons ce courage! F. se prendra ce soir-là un beau coup de tête, pour avoir demandé du respect.
Quelques minutes après, TAATADAAAAAA! arrivent 2 bleus, qui surveillaient les alentours du festival certainement. Explications, évidemment contradictoires selon le groupe. Nos policiers municipaux proposent une solution mi-ra-cle: embarquer tout le monde ou que les groupes se dispersent... Hummmm... imaginez alors un coin de brousse, 5 antilopes qui côtoiraient une armada de lionnes. Pas besoin de beaucoup de temps pour imaginer le résultat, même avec quelques hyènes qui tentent de se faire entendre. A croire que les flics n'ont pas beaucoup le sens de la survie; "Ne vous inquiétez pas, on contrôle tout". La meute, finalement un peu effrayée par les bleus qui arrivaient, se dispersa plus ou moins, le petit groupe lui se tiendra un moment à l'écart.
Quelques mois après l'incident, C. croise F. et commence à le provoquer, puis viennent les menaces. Le combat était évidemment perdu d'avance pour F., n'étant pas de taille à se défendre par la force, il sort alors un coup de poing américain...
C. à porté plainte, car son tympan aurait failli se percer... Dans la presse, "COUP DE POING AMERICAIN RUE ALSACE-LORRAINE" en gros titre, et pour en première phrase "Les policiers sont arrivés au bon moment" [Les flics, ces héros!!] Aucune prise en compte des menaces, de la différence de taille entre les deux et du seul choix de se défendre qui restait à F..
Il risque 6 mois.